NOUS LES AURONS GRACE A LA DROITE : MERCI FRANÇOIS HOLLANDE
Nous, militants de la FFE, sommes consternés par la décision du Groupe Socialiste de l'Assemblée Nationale de rejeter
la mise en place de Députés pour les Français de l'Etranger par l'amendement Nº 240.
Nous sommes atterrés par l'ignorance de nos spécificités dans laquelle se complaisent nos responsables politiques et nos
élus députés.
Nous sommes outrés que les promesses électorales faîtes lors des élections présidentielles de 2002 et 2007 ne soient
pas respectées et, au contraire, qu'elles soient bafouées et mises en contradiction avec nos valeurs socialistes.
Nous sommes désespérés de voir notre Parti engagé dans une logique électorale qui ne lui fait envisager
les prochaines élections que comme des échecs. Alors que ce calcul est erroné, la Gauche n'ayant cessé
de progresser lors des différentes élections à l'étranger depuis 1976. Cet amendement
qui va être exploité par la droite dès l'an prochain lors des élections à l'AFE et sera martelé
jusqu'en 2012, équivaut à ouvrir un grand « boulevard électoral à la droite ». Comment expliquer sur
place à nos concitoyens résidents à l'étranger que
nos Députés, notre Parti, n'appuyent plus , pire même considèrent comme « une erreur », une des
mesures phares des candidats à la Présidentielle de 2002 et 2007 ? Nous savons, nous qui avons fait les
campagnes présidentielles sur le terrain, combien nos compatriotes l'espéraient, l'appréciaient
et l'attendaient.
Nous voulons que notre Premier Secrétaire du Parti entende notre plainte, reconsidère son attitude et qu'il adopte
les mesures nécessaires pour un juste retour à nos principes.
Nous voulons que les Députés qui ont argumenté contre, lors de la session parlementaire du 9 Juillet,
reconnaissent leur erreur et s'excusent auprès des militants.
Nous partagons totalement les termes du communiqué de presse publié le 9 juillet 2008 et
nous affirmons un soutien sans faille à notre Premier Secrétaire Fédéral,
Pierre-Yves Le Borgn' qui, se sentant désavoué dans sa tâche de
Délégué National des Français de l'étranger, a démissionné
de ce poste par dignité et cohérence.
Nous appuyons l'action de nos deux sénateurs socialistes des Français de l'étranger,
Monique Cerisier Ben-Guiga et Richard Yung qui, depuis longtemps, se battent pour que la représentativité
des Français de l'étranger soit la plus large possible dans nos institutions nationales.
Nous voulons des Députés. Nous sommes sūrs de la victoire et de nos valeurs socialistes chez nos
compatriotes à l'étranger et, dans le contexte politique du régime mis en place par Sarkozy ,
nous sommes convaincus qu'elle aura plus de force à l'étranger.